Les chefs traditionnels à l’ère coloniale allemande au Togo 1884-1914.

Le Goethe-Institut a le plaisir de vous inviter à une conférence-débat 

le mercredi 21 mai 2008 à partir de 18 heures dans ses locaux

 Thème : « De Togoville à Sinkassé

 La colonie du Togo n’aurait pas pu être fondée sans les chefs traditionnels. Sans les chefs l’administration allemande n’aurait pas régné sur tout le territoire, y compris le village le plus reculé. Aussi l’administration a-t-elle conféré aux chefs une nouvelle fonction comme représentants de l’Etat colonial. Elle attribua à des chefs qui exerçaient jusqu’ici leur fonction à titre honorifique un pouvoir effectif et institua la chefferie chez les Kabye et  les Konkomba. Elle destitua les chefs rebelles et intronisa d’autres à leur place. La domination allemande s’acheva en 1914. Que sont devenus ses chefs après?

 

« L’Afrique Malade de ses hommes Politiques » selon R. DUSSEY !

Chevronné philosophe, le politologue togolais Robert DUSSEY vient de faire paraître un nouvel ouvrage intitulé L’AFRIQUE MALADE DE SES HOMMES POLITIQUES. Ouvrage dans lequel la problématique de paix se voit à nouveau posée par l’auteur, comme condition sine qua non du développement du continent ; la construction de cette paix elle-même ne pouvant se réaliser que grâce à un recadrage, d’où l’exigence de nouvelles orientations. 

 Auteur de plusieurs ouvrages entre autre : PENSER LA RECONCILIATION AU TOGO, publié en 2003, POUR UNE PAIX DURABLE EN AFRIQUE, publié en 2002 aux éditions Bognini d’Abidjan, Robert Dussey n’a cessé de poser des problèmes qui minent le continent et entravent son essor.

 Cinquante ans d’indépendance, mais l’Afrique n’a toujours pas réussi à s’imposer un schéma directeur de son développement ; pas réussi à s’engager sur une voie stable. Un défi reste les conflits armées : sept millions de citoyens africains ont perdu leurs vies dans des conflits atroces en l’espace d’un demi-siècle depuis les indépendances.

 De quoi retarder l’Afrique selon l’auteur, comme quoi, << les différents foyers de tension et ses convulsions ont à chaque fois entravé le développement économique des pays et toute dynamique de cohésion à l’échelle nationale, régionale et continentale.

 Ces guerres ont largement contribué à retarder l’essor économique, socio culturel et politique de l’Afrique >>, affirme-t-il à la page 29 déjà de l’ouvrage. Un autre frein demeure la corruption et corollaires dans une atmosphère d’inconscience quasi démente, voire d’irresponsabilité sauvage des dirigeants africains qui n’ont de règles que les extravagances de leurs instincts primitifs.

 Il faut lui reconnaître dans cet ouvrage son style ouvert et direct, lorsqu’on se retrouve en pages 45 et 46 face à un philosophe togolais aussi critique, que passionné de la bonne gouvernance. Il dénonce sans complexe l’attitude actuelle de l’élite africaine dirigeante, qui peine à inscrire son nom dans le cercle fermé des bâtisseurs d’une << Afrique théoriquement indépendante >>. Des dirigeants dont une bonne partie aujourd’hui passe simplement pour n’être que de fossoyeurs.

 

De bons leaders africains ? Le continent en a pourtant connus, mais, ils sont comme tous, à l’exception de Nelson MANDELA, passés au regard de la liste restreinte que l’auteur cite ici : << Kwame NKRUMAH, Patrice LUMUMBNA, Léopold Sédar SINGHOR, Barthélemy BOGANDA, Sylvanus OLYMPIO >>.

 

Autre facteur limitant dans l’épanouissement de l’Afrique : l’héritage colonial ici qualifié ‘héritage historique’ ; cette affaire de frontières artificielles tracées en 1885 à Berlin, aujourd’hui source de conflits souvent alimentés par la cristallisation de la souveraineté.

 

L’auteur semble trouver une approche de solution dans l’unicité du continent et en appelle à une meilleure stratégie d’union soutenant que l’Afrique doit s’unir quitte à sacrifier les micro Etats privilégier la bonne gouvernance. D’où l’urgence aujourd’hui de recentrer les objectifs de l’Union Africaine qui aux yeux de Robert DUSSEY, n’a jusqu’ici révélé, que des préoccupations politiques, au détriment de l’ambition économique.

 Il faut pouvoir consolider les ensembles régionaux, sortir le continent de l’ignorance et responsabiliser les hommes politiques en Afrique pour espérer vaincre la pauvreté. Tendre vers une nouvelle vision de l’Afrique constitué << d’un tout : ordre culturel, économique et politique >> Ouvrage structure en quatre chapitres et rédigé dans un français très accessible, facile à lire.

 Conseiller diplomatique de Faure Gnassingbé, ce médiateur des conflits en Afrique membre de la communauté Sant’Egidio, R. Dussey ne lèse pas sur sa liberté d’intellectuel pour aborder les questions du continent avec ouverture et passion, dans un style à la fois rocambolesque et truculent, celui d’un philosophe fou d’un altruisme que rien ne saurait expliquer si ce n’est la voix de la conscience. Et puisque philosopher n’a de limite que celles de la terre, on peut encore attendre le jeune écrivain togolais, loin, très loin même.

L’ouvrage de notre compatriote sera tamisé demain mardi 20 Mai 2008 par les hommes du quatrième du pouvoir à la maison de la presse .

 

http://www.panafrikacom.org

 

 

Premier Carnaval International de Lomé ,que la fête commence à ventre affamé ..

Des troupes du Brésil et de la Belgique sont actuellement à Lomé, où elles vont participer à un grand Carnaval international.
La manifestation que le Togo organise pour la première fois devrait être « une occasion pour la population de vivre un Carnaval et de s’amuser », a confié Rémy Akakpo, président du comité d’organisation.
Il a assuré que les artistes de « Olé Ola Recréativo Escola de Samba » du Brésil ainsi qu’un groupe de la Belgique, sont déjà à Lomé.
Ils seront aux cotés des groupes de ballet, des fanfares, des majorettes et des groupes de danses traditionnelles de toutes les régions du Togo, a-t-il annoncé.
Le jour du Carnaval, les participants à bord d’une dizaine de chars décorés et sillonneront les artères de la capitale togolaise avant d’arriver en fin d’après midi sur l’esplanade du Palais des Congrès de Lomé situé au centre ville.

L’événement est une propriété de son comité d’organisation qui est une société SARL légalement enregistrée.Cette premiére édition aura lieu le samedi 05 Avril 2008 .

Au même moment où ait lieu cet événement de rejouissance la population togolaise meurt de faim .Lors d’un point de presse ,mardi 1er Avril 2008 l’ Association  Togolaise des Consommateurs déplore l’institution de certaines taxes qui poussent les commerçants augmenter les prix.Et elle interpelle le gouvernement togolais a sorti de son mutisme et à penser sérieusement  à la suppression de la TVA sur les  denrées de première nécessité, la subvention des produits de grande consommation, la réhabilitation  de la commission chargée de la consommation et de la concurrence, et la présence des consommateurs au sein des instances de régulation pour améliorer la vie  des consommateurs.Depuis plusieurs semaines, l’ATC dénonce la pauvreté et la cherté de la vie au Togo où le salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) est de 13.757 F CFA par mois

TIC AFRICA 2008 A NOS PORTES

Ouf !Et notre pays le Togo se réveilla ;et nous interpelle à s’entraider dans le concert des nations à l’ère de l’industrialisation ,notre pays est en train  de chercher sa voie de développement .Nous avons tous compris que notre développement doit nécessairement passer par les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC).

Aujourd’hui le Togo est à la croisée des chemins .Aujourd’hui ,la grande messe des TIC lui offre une grande aubaine dans le monde des affaires .Le Togo a pris en compte cette réalité et c’est pourquoi les autorités togolaises ont enfin décidé d’oeuvrer pour le développement des TIC …..

La primauté du Droit

Le droit à l’égalité devant la loi ou à l’égale protection des lois ,comme l’appelle souvent est fondamental dans toute société juste et démocratique .Que l’on soit riche ou pauvre ,que l’on appartienne à une majorité ou à une minorité ethnique ou religieuse que l’on s’oppose au gouvernement ou qu’on le soutienne ,chacun a droit à une protection égale devant la loi .Un Etat démocratique ne peut garantir que la vie traitera tout le monde en toute égalité ,et il n’est pas chargé d’y veiller.Pourtant, d’après john P.Frank,expert en droit constitutionnel, « en aucune circonstance, l’Etat ne doit imposer d’inégalités supplémentaires; il doit traiter tout le monde en toute équité et en toute égalité. »
Nul n’est au-dessus des lois, lesquelles sont,en fait créees par le peumple et ne lui sont pas imposées.Les citoyens d’une démocratie se soumettent à la loi parce que, en tant qu’auteurs des lois, ils reconnaissent ainsi s’obéir à eux-même, même si c’est indirectement. Quand les lois sont soumet lui-même, le droit et la démocratie en bénéficient tous deux. Dans chaque société, tout au long de l’histoire, comme le souligne John Frank, ceux qui administrent la justice penale détiennent un pouvoir tel qu’ils peuvent se livrer éventuellement à des abus ou à des actes de tyrannies.
Au nom de la raison d’Etat des hommes et des femmes ont été emprisonnés,torturés, dépouillés de leurs biens, exilés et exécutés sans aucune justification légale et souvent sans même que des accusations précises aient été formulées contre eux. Aucune société démocratique ne peut tolérer de tels abus.Tous les Etats doivent avoir le pouvoir de maintenir l’ordre et de punir les agissements criminels, mais les règles et les procédures par lesquelles l’Etat appliique les lois doivent être publiques et explicites, et non secrètes, arbitraires ou sujettes à de quelconques manipulationspolitiques de la part de l’Etat.
Quelles sont donc les conditions essentielles de toute procédure légale régulière dans une démocratie ?
La police ne peut ni forcé ni fouiller un foyer sans mandat d’un tribunal qui établit la juste cause de la perquisition. Dans une démocratie,nulle police secrète n’a le droit de venir frapper à une porte en pleine nuit. Nul ne peut être maintenu en détention sans incilpation explicite spécifiant par écrit l’infraction présumée. Les suspects ont le droit de connaître la nature exacte de l’accusation portée contre eux et doivent également être immédiatement relâchés, en vertu de la doctrine connue sous le nom d’habcas corpus, si les juges découvrent que l’accusation est sand fondement ou l’arrestation illicite.
Les personnes accusées de crimes ou de délits ne peuvent être maintenues longtemps en prison. Elles ont droit à un procès, rapide et public et à une confrontation avec leurs accusateurs qu’elllesont la faculté de contredire. Les autorités ont l’obligation d’accorder la liberté sous caution ou sous condition à tout accusé dans l’attente de son procès, il est improbable que l’intéressé s’enfuie ou commette d’autres crimes.Sont interdits les châtiments tenus pour « cruels et exceptionnels » selon les lois et les traditions de chaque société.Nul ne peut être contraint à porter témoignage contre lui-même. La police ne peut donc en aucun cas user de la torture ou de contraintes physiques ou psychologiques. Un système judiciaire qui interdit les aveux forcés limite de ce fait les tentationss, pour la police, d’utiliser la torture, la menace ou toute autre forme de contrainte pour obtenir des informations,car les tribunaux refuseront de considérer ces renseignements comme des preuves lors du procès.Aujourd’hui nous sommes tous appelés à faire de notre pays, un pays démocratique un pays ou règnera la vraie démocratie que nous souhaitons de tout coeur. Un pays ou les abus de pouvoirs seront bannis. Togolais de tous coins viens, bâtissons la cité.

Démocratie et TIC

 Démocratie et TIC deux notions a priori distinctes, même si la deuxième est récente. Mais, le constat est qu’il y a depuis quelques années une corrélation entre la démocratie et les NTIC.           

La démocratie est un système de gouvernement où les citoyens sont égaux et où les décisions politiques sont prises à la majorité, sans porter préjudice aux droits des minorités. Elle repose sur des élections libres, régulières, honnêtes et pluralistes qui rendent le gouvernement responsable devant le peuple, le respect des droits humains et des libertés individuelles, l’alternance politique, la liberté d’opinion, de religion, d’association…           

  Quant aux NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication), elles constituent, comme leur nom l’indique, les nouveaux moyens de communication. Elles sont le fruit de la technologie qui révolutionne le monde actuel.            En effet, les NTIC participent aujourd’hui à la dynamique démocratique. Bien qu’elles ne couvrent pas tous les fondements de la démocratie, elles jouent un rôle important dans l’accès à l’information, la liberté d’expression et de choix. Elles permettent aux citoyens d’être rapidement au cœur de l’information.

            Avec l’Internet par exemple, les sites et les blogs se multiplient, offrant une panoplie d’informations aux visiteurs. A bien moindre coût que par une communication papier, le blog permet de toucher un public bien plus large. C’est pourquoi, dans la perspective des compétitions électorales, les candidats ou les partis créent des sites aux fins de « vendre leurs produits ». Après les activités menées sur le terrain, ils ont l’avantage de les relayer sur leur site. C’est une démonstration de forces qui s’opère aux deux niveaux. Lors de la dernière élection présidentielle en France, tous les candidats avaient leur propre site qui était distinct de celui du parti. L’objectif étant d’atteindre le maximum de citoyens.

            Aussi les pays en développement ne vivent-ils pas en marge de cette révolution technologique. Même s’il reste encore du chemin à faire, nombre de partis politiques, d’organisations de la société civile, d’institutions gouvernementales s’approprient les NTIC pour faire passer leur message. Pour le Togo, on peut trouver par exemple sur la toile, le site de l’UFC (ufctogo.com), celui du gouvernement (republicoftogo.com). Dans le cadre des dernières élections législatives, la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) a créé son propre site (ceni-togo.tg) sur lequel il y avait des informations variées sur le processus électoral.

            De même, plusieurs organisations de la société civile passent par le truchement de l’Internet pour accomplir leur action civique. Elles sensibilisent directement sur les droits et devoirs de tous les citoyens.

            Les NTIC, par leur souplesse, favorisent aussi le bon déroulement des processus électoraux. C’est grâce à celles-ci que le recensement avec délivrance instantanée de carte d’électeurs contenant une photo numérisée n’a été rendu possible tout récemment au Togo. Si toutes les structures impliquées dans l’organisation du processus font bien leur travail, il n’est pas exclu d’avoir les premières tendances juste après la clôture du vote. Aux dernières présidentielles françaises, les premières tendances générales ont été connues à l’heure prévue, c’est-à-dire à18 heures (temps universel).

            Il convient de signaler cependant que les NTIC peuvent constituer un obstacle à la démocratie si les acteurs sont de mauvaise foi. Elles sont souvent utilisées dans quelques pays pour travestir les résultats issus des urnes, donner de fausses informations et données sur la gestion des affaires du pays. Les NTIC ont aussi des limites ; une panne ou une coupure d’électricité peut tout remettre en cause.